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Objectif Carl ZEiSS Makro-Planar T* F4 120 mm CFE Hasselblad
Objectif Carl ZEiSS Makro-Planar T* F4 120 mm CFE Hasselblad
Objectif photographique



        Sommaire

1. Définition
1.1 Objectif photographique
1.2 Apochromatique
1.3 Asphérique
1.4 Obturateur central
1.5 Autofocus
1.6 Rétrofocus
2. Objectif
2.1 Objectif à focale fixe
2.2 Objectif standard
2.3 Objectif grand angle
2.4 Objectif téléobjectif
2.5 Objectif macro
2.6 Objectif à miroir ou catadioptrique
2.7 Objectif à focale variable
2.8 Conclusion
3. Technique
3.1 Profondeur de champ
Objectif photographique
Un objectif photographique est un système optique complexe composé de plusieurs lentilles pour transcrire la lumière d’une image réelle sur une surface sensible d’appareil photographique. Un objectif se caractérise par sa distance focale, son ouverture relative, son angle de champ (définissant le format maximum avec lequel il est utilisable).

La quantité de lumière sortant de l’objectif est toujours plus faible que celle entrant dans l’objectif. La qualité d’un objectif se mesure au fait que le taux de lumière entrant demeure le plus proche possible de 100 %, que les couleurs divergent le moins possible sur le plan sensible, que la géométrie des objets photographiés soit respectée.

Une immense variété d’objectifs existe, depuis l’absence d’objectif, remplacé par un trou minuscule un Sténopé, jusqu’à l’objectif de très haute qualité comprenant une multitude de lentilles, en plusieurs groupes mobiles avec un ou des traitements de surface et incluant souvent un moteur de mise au point qui exploite l’autofocus de l’appareil photographique.

Les critères essentiels de qualité sont la définition et le contraste, la luminosité, la faible dispersion, l’absence d’aberration chromatique et géométrique, de distorsion optique et de vignettage. L’étude et la construction d’un objectif photographique peu vent inclure une ou des lentilles Asphériques et être Apochromatique.
Apochromatique
Un objectif Apochromatique permet de limiter les aberrations chromatiques en ramenant les couleurs du spectre de la lumière sur le même plan focal et ainsi augmenter le microcontraste et la netteté du sujet sur une surface sensible.
Asphérique Début de page
Les lentilles Asphériques ont une forme calculée spécialement qui, contrairement à celle des lentilles sphériques, n’est pas découpée dans une surface sphérique. L’utilisation de lentilles asphériques permet d’améliorer considérablement la focalisation de la lumière rencontrant la surface de l’objectif de sorte qu’il est possible d’agrandir l’ouverture relative de l’objectif d’un ou deux diaphragmes. Cela signifie que le capteur de la caméra est exposé à une quantité de lumière de deux à quatre fois plus élevée. L’utilisation de lentilles asphériques permet de minimiser des aberrations géométriques telle que le flou ou la distorsion d’image.
Obturateur central
Un système photographique avec objectif à obturateur central possède un obturateur en iris dans l’objectif et non pas devant la surface sensible, souvent réservé au Moyen Format, cela apporte une synchronisation au flash électronique à toutes les vitesses d’obturation, ce type d’obturateur est limité au 1/500 de seconde la plupart du temps. Un obturateur central est souvent nommé aussi Synchro Compur. Pour les appareils à objectifs interchangeables, chaque objectif possède son propre obturateur ce qui présente deux inconvénients :

  • Le coût de chaque objectif est plus élevé que son équivalent prévu pour un boîtier reflex à obturateur plan focal.
  • Les différences d’exposition pour chaque objectif sur des matériels anciens, les obturateurs ne fonctionnant pas rigoureusement à la même vitesse.

et un avantage :

  • En cas de panne d’obturateur d’un objectif, il est possible de continuer à photographier en changeant d’objectif.
Autofocus Début de page
Un objectif autofocus ou AF possède une fonction qui permet la mise au point automatique du système optique d’un appareil photo, leur permettant de régler la netteté du sujet à photographier.

Le système actif équipe les appareils photo compacts comme les réflex. Il s’agit d’un système de mise au point télémétrique, une cellule émettrice envoie sur le sujet un ou plusieurs faisceaux infrarouges et une cellule réceptrice reçoit le faisceau renvoyé par le sujet. La distance entre l’appareil et le sujet peut ainsi être déterminée, la mise au point est alors commandée par un servomoteur.

Le système passif quant à lui, équipe certains appareils photo reflex. Il utilise un système télémétrique constitué de capteurs CCD placés au fond de la chambre noire. Il reçoit une fraction de la lumière réfléchie vers le bas par le miroir réflex. Son principe est basé sur la corrélation de phase ou de contraste. Néanmoins, afin d’en améliorer le comportement, certains appareils comportent aussi une cellule émettrice rouge ou infrarouge qui permet de projeter une mire sur le sujet afin de faciliter le travail de l’autofocus passif.

La plupart des marques de boîtiers reflex ont choisi de conserver des couplages mécaniques entre leurs boîtiers et les objectifs. Le moteur qui fait tourner la bague de mise au point est situé soit à l’intérieur du boîtier soit dans l’optique. La première solution a permis aux fabricants de maintenir une compatibilité entre les objectifs non autofocus et les boîtiers autofocus, et réciproquement. Certains constructeurs, Nikon en particulier, ont choisi de mettre des moteurs dans leurs objectifs haut de gamme pour accélérer la vitesse de mise au point. Cette dernière solution se généralise de plus en plus.

Objectif Autofocus est le terme anglais pour désigner un objectif avec une mise au point automatique.Focus est un mot latin qui veut dire foyer, c’est le lieu où plusieurs choses se concentrent, en optique il signifie foyer, lieu de convergence. Il est la racine du mot focalisation en français qui peut être synonyme de concentration. Focus s’emploie également en anglais.
Rétrofocus Début de page
Un objectif rétrofocus permet plus de longueur du côté du plan surface sensible, Pierre Angénieux s’est rendu célèbre pour avoir inventé la formule optique et le nom du Rétrofocus.

La plupart des objectifs grand angle sont construits selon le modèle du « téléobjectif inversé » ou « rétrofocus » formulé en 1950 par Pierre Angénieux. Si l’objectif était constitué d’une lentille unique, sa focale serait la distance entre le centre de cette lentille et le plan du film ou de la surface sensible permettant de donner une image nette d’un objet éloigné. Or, sur un appareil photo reflex, il y a une distance d’environ 4 cm entre le plan du film ou du capteur numérique et la bague de fixation de l’objectif. Pour un objectif de 35 mm ou moins, il faudrait donc que les lentilles rentrent à l’intérieur du boîtier, ce qui est incompatible avec le débattement du miroir incliné qui sert à la visée, car il est relevé rapidement vers le haut au moment de la prise de vue. Le principe de construction optique du montage rétrofocus est celui de l’application de la formule de Allvar Gullstrand. Il consiste en l’occurrence à placer une lentille optique divergente avant et une convergente arrière, à l’inverse du montage téléobjectif, utilisé pour les objectifs de longue focale.

La seule solution pour un boîtier reflex est de placer le bloc optique de lentilles de courte focale plus loin du plan de surface sensible qu’il devrait l’être pour fournir une image nette. Dans ces conditions, l’objectif ne fournira une image nette que pour des objets rapprochés ou très rapprochés. Pour corriger la netteté des objets éloignés, on rajoutera une ou plusieurs lentilles divergentes à l’avant de l’objectif.
Objectif à focale fixe Début de page
En photographie une focale fixe est un objectif dont la distance focale ne varie pas. Il existe plusieurs types de ces objectifs pour couvrir un angle de champ différent et aussi le type d’appareil photographique auxquels ils sont destinés, soit un boîtier reflex, soit un boîtier à visée télémétrique ou une chambre photographique. Car si un boîtier reflex apporte un indéniable confort pour la composition d’une photographie, cela complique énormément le calcul d’une formule optique de l’objectif, par l’éloignement du plan focale de l’objectif pour le débattement du miroir de la visée réflexe. C’est la raison majeur du succès du Leica de type M dont les objectifs donnent un rendu photographique remarquable et exceptionnelle, mais aussi peu adapté à la photographie avec une longue focale où là un boîtier à visée réflexe reprend un avantage incontestable. Un objectif à focale fixe sera toujours plus performant qu’un objectif à focale variable, mais moins pratique.
Objectif standard
La focale standard d’un système photographique est en théorie la diagonale du format de la surface sensible. Mais la focale standard généralement utilisée est un f/50 mm pour un 24 x 36 mm (Voir Moyen Format). Cet objectif de base offre un angle de champ optique proche de la vision humaine. Ce genre d’objectif offre un excellent rendu avec une ouverture minimale de diaphragme de 1,4 ou 2 donc très lumineux, avec un excellent rapport qualité/prix par le sublime piqué et le rendu chromatique. C’est la raison pour laquelle il est fréquemment utilisé pour le journalisme, la mode, en voyage et la photo de paysage. Un avantage et non des moindres d’une focale standard est de restituer des perspectives de l’œil humain, ce qui n’est pas le cas pour un grand angle et pour un téléobjectif.

Les noms les plus reconnus des ces formules optiques dites standards sont les célèbres Summilux 1,4/50 mm ASPH (Asphérique) et SUMMICRON-M 2/50 mm de type M pour Leica ainsi que les Planar T* 2.8/80 mm CFE et le Planar T* 3.5/100 mm CFi de Carl Zeiss objectif standard dans le système V Hasselblad 503CW.
Objectif grand angle Début de page
Pour couvrir des champs larges, le photographe utilise des objectifs de courte focale. Un objectif grand angle est un objectif à courte focale. L’effet de cette courte focale est de permettre un cadrage large d’objets rapprochés dont on ne peut pas s’éloigner. Par exemple, il peut servir à photographier un paysage dans son ensemble sous la forme d’un panorama. On peut choisir aussi d’utiliser ces objectifs pour accentuer les perspectives. L’effet de perspective d’un objectif grand angle fait apparaître un éloignement prononcé des plans photographiques les uns des autres et modifie la réalité de la perspective opposée à celle des téléobjectifs qui a tendance à comprimer les plans d’une photo sur un seul et même plan.

Aucune définition ne précise la focale minimale à partir de laquelle on applique le terme de grand angle à un objectif, mais on s’accorde à définir ce principe dès que l’angle de champ dépasse la perception naturelle de l’œil humain.

Un objectif grand angle est toujours doté d’une très grande profondeur de champ.

Appareil grand angle mythique de la gamme système V Hasselblad 905SW possède en hyperfocale une netteté de 0.65 m à l’infini à f/22 remarquable profondeur de champ.

Objectifs spéciaux à lentilles extrêmes divergentes

Les opticiens se sont attelés à développer des formules spécifiques combinant de grands angles de champ et une excellente qualité, notamment avec moins de vignettage. L’utilisation de deux grands ménisques assez séparés des éléments intermédiaires a donné, entre autres, les Super Angulon de Schneider et le Biogon de Carl Zeiss.

Le Carl Zeiss Jena Biogon 3,5 cm f/2,8 produit en 1936 semble avoir été un précurseur, un ménisque placé devant la partie arrière d’un Plasmat. L’ouverture était remarquable et de qualité supérieure aux objectifs de la concurrence moins lumineux.

Mikhail Mikhailovitch Rusinov conçut en 1946 une formule composée de deux ménisques extrèmes autorisant un angle de champ de plus de 90°. A partir de là, Ludwig Bertele dessina le nouveau excellent Biogon 38 mm f/4,5 du boîtier Hasselblad SWC/M 6x6 (équivalant grosso modo à une focale de 20 mm en 24x36) très connu des utilisateurs de Moyen Format.

Hasselblad 905SWC Biogon 38 mm f/4,5

La forme de l’appareil est réalisée exclusivement pour l’objectif fixe, l’extraordinaire Biogon 38 mm f/4,5 un vrai grand angle pour la photo de paysage. Objectif non « rétrofocus » ne possédant pas de visée réflexe d’où le viseur à bulle.

Hasselblad 905SWC Biogon 38mm f/4,5 avec son angle de champ de 90 l’angle mesuré sur la diagonale est celui d’un vrai grand angle est un objectif fixe comme son prédécesseur le 903SWC mais Hasselblad en présente une nouvelle version. Certains aspects ont été améliorés comme le ressort principal de l’obturateur ou la prise coaxiale. La formule optique a été recalculée pour ne présenter que des lentilles dites « écologiques », sans plomb ni arsenic. Vous ne risquez plus donc de polluer l’environnement à chaque fois que vous mettez vos objectifs à la poubelle. L’objectif prend le suffixe Cfi tandis que le boîtier s’appelle 905SWC.

Format du film : 6 x 6 cm et 6 x 4.5 cm suivant magasin.
Possibilité de mettre des films 120 ou 220mm, 70mm perforés ou Polaroid.

Objectif : Carl Zeiss Biogon CF 38 mm f/4.5, vrai grand angle de 90° (diagonale) - 72° (à l’horizontal).
Monture en baïonnette de ∅60 mm.

Viseur : Viseur amovible avec niveau à bulle interne visible au travers.
Un adaptateur avec verre de visée peut être monté à la place des magasins pour la vérification
de la composition et de la profondeur de champ.

Mise au point de 0,3m à l’infini.
Profondeur de champ : de 3m à l’infini à f/4.5 et de 0.65 m à l’infini à f/22

Obturateur : Objectif à Obturateur central, 1-1/500 s et synchro flash à toutes les vitesses

Avance du film par manivelle et armement de l’obturateur.
Corps de l’appareil en aluminium, avec attache 1/4" pour tripode à attache rapide.
Compatibilité avec tous les magasins Hasselblad. L’objectif Biogon accepte filtres et accessoires de monture ∅60mm.

Dimension : Avec objectif et magasin : 145 x 112 x 150 mm
Poids : Appareil avec objectif et magasin A12 : 1325 g

Finition chromée ou noire. Appareil livré avec le viseur optique, sangle et bouchons de protection.
Objectif téléobjectif Début de page
Un téléobjectif permet d’obtenir une image plus grande, donnant l’impression d’être prise de plus près, l’effet de la formule optique du téléobjectif est de rapprocher du photographe le sujet de prise de vue. Pour cela, sa longueur focale est supérieure à le focale standard. La distance focale d’un téléobjectif commence à partir de 85 mm et au-delà en 24 x 36. Au-dessus d’un rapport de 5 fois la la longueur de focale d’un objectif standard de 50 mm en 24 x 36, c’est à dire à partir de 250 mm, on emploiera souvent le terme de « super-téléobjectif ».

La formule optique initiale des téléobjectifs était généralement assez simple (2 groupes) et s’est considérablement compliquée pour diminuer l’encombrement et obtenir une grande ouverture maximale (5 à 7 groupes de lentilles).
Objectif macro
Ces objectifs sont calculés pour donner la meilleure image avec des sujets placés très près (quelques dizaines de millimètres) et donc obtenir de forts grossissements. Le tirage important, permettant une mise au point rapprochée et un rapport de reproduction élevé, est généralement obtenu grâce à une double rampe hélicoïdale de mise au point. Une diminution de la focale intervient généralement de façon simultanée (voir illustration).

La mise au point fine est plutôt effectuée en déplaçant l’ensemble appareil - objectif par rapport au sujet une fois le grandissement choisi avec la bague.

Les « macros » atteignent couramment le rapport 1:1 (la taille de l’image sur la surface sensible étant alors égale à la taille réelle du sujet) en autorisant une mise au point à courte distance, moyennant un fort allongement de l’objectif.

Rappelons cependant que le domaine de la macrophotographie intervient sur la proportionnalité entre la taille réelle du sujet en fonction du rapport de grandissement : correspond aux situations telle que la taille de l’image formée sur la surface sensible est au moins aussi grande que celle du sujet à photographier. Sans accessoires spéciaux tels que soufflets ou bagues-allonges, les objectifs « macro » atteignant le rapport 1 ne font qu’effleurer le domaine de la macrophotographie mais couvrent en revanche très bien celui de la proxiphotographie, ou photographie rapprochée. À côté de cette utilisation privilégiée, ils peuvent être utilisés pour des sujets plus éloignés : paysages, monuments ou personnages où ils sont souvent aussi efficaces que les objectifs normaux.

Une des caractéristiques des objectifs macro est la planéité de mise au point sur tout le champ ce qui les rend aptes à la reproduction de documents.
Objectif à miroir ou catadioptrique Début de page
Un objectifs catadioptrique dits « à miroirs » est un objectif utilisant un jeux de lentilles et de miroirs pour transmettre l’image à la surface sensible. Cette particularité permet de réduire considérablement l’encombrement et le poids de l’objectif comparativement à une longueur de focale équivalente classique d’un téléobjectif. Les objectifs à catadioptres fonctionnent suivant le principe du télescope de type Cassegrain.

Principe de fonctionnement, la lumière passe par deux miroirs. Un miroir primaire en forme d’anneau à l’arrière de l’objectif reçoit les rayons lumineux de la lentille frontale et les renvoie sur un miroir secondaire centré face au boîtier (c’est la pastille au centre) qui les renvoie à son tour vers le film ou capteur à travers une dernière lentille biconvexe. On reconnaît facilement un catadioptrique à son fort diamètre et sa pastille centrale à l’avant.

Avantages et inconvénients d’un tel objectif.

Le système de miroirs permet d’obtenir un montage plus léger, plus compact et possède une distance de mise au point moindre que les systèmes de téléobjectif classique de focales équivalentes. Autre avantage, tous les catadioptriques sont par nature Apochromatique, sans aberration chromatique principe inhérent de construction.

Par contre ce système d’objectif à aussi des inconvénients :

Le diaphragme est constant (sauf d’en de très rares cas) et l’ouverture souvent faible (f/8).
Contrainte qui oblige à jouer avec les réglages de vitesse et de sensibilité Iso.
La profondeur de champ est invariable.
La qualité optique est moindre qu’un bon téléobjectif classique.
Il n’y a pas d’autofocus (sauf d’en de très rares cas). Et la faible ouverture constante rend la mise au point délicate car elle assombrit le viseur.
Le « bokeh », terme désignant en photographie un flou artistique d’arrière plan permettant de détacher le sujet de son environnement, est de forme toroïdale généralement considéré comme déplaisant.
Objectif à focale variable Début de page
Zoom optique

Un objectif à focale variable ou zoom : Le concept du zoom optique est une variation de focale rendue possible grâce au déplacement mécanique de certains groupes de lentilles du système optique de l’objectif. La diminution ou l’augmentation de l’angle de champ s’effectue simplement en tournant la bague de zoom sur l’objectif, ce qui permet de modifier la focale de manière continue et qui modifie en même temps l’angle de prise de vue et donc la taille des éléments de l’image sur la surface sensible, mais la mise au point faite sur le sujet photographié reste constante. Ce principe est très pratique pour le cadrage d’un sujet, mais modifie les perspectives photographiques des images.

Dans la pratique populaire de la photographie et de la vidéo, plus communément appelée Zoom, la focale variable s’impose largement. C’est devenu un équipement standard et incontesté en matière d’objectif audiovisuel. Cela a été tellement banalisé que nous avons oublié son origine.

Le zoom moderne est né en France dans les années cinquante avec l’invention des systèmes à compensation optique de Roger Cuvillier et à compensation mécanique de Pierre Angénieux. Ces zooms au départ étaient destinés aux caméras, puis plus tard ils seront fabriqués pour le type de boîtier reflex photographique.

Après quelques tentatives peu concluantes (Busch Vario Glaukar, Transfokator, Zoomar), les premières focales variables sont fabriquées par la société Som-Berthiot (Société d’Optique et de Mécanique) à Dijon, sous brevet français (N° 983.129) déposé par Roger Cuvillier, le 28 janvier 1949. Ces premiers exemplaires seront commercialisés dès 1950 sous l’appellation Pan Cinor. Le principe de cette innovation repose sur la base de la compensation optique de l’amplitude de variation de la focale, de trois fois (3x) en 1950, passe à quatre fois (4x) en 1952, puis à cinq (5x) en 1954.

En 1956, Pierre Angénieux entre en concurrence, il lui faut un autre terme plus percutant que « focale variable », il réhabilite le mot « Zoom » pour la réalisation de son premier objectif à compensation mécanique : 17 à 68 mm f/2 pour caméra 16 mm. Seule cette solution permet d’obtenir un encombrement minimum, une mise au point rigoureuse et constante pour toute la gamme de variation de focales. Cela ouvre ainsi la voie à d’autres développements, dont l’augmentation du rapport de grossissement, limité jusqu’ici à cinq (5x). La formule implique un nombre élevé de lentilles (11) et des calculs complexes. L’année 1958 verra la commercialisation du premier zoom 10x : 10 à 120 f/2,2 pour caméra 16 mm. Les réalisations de tous les zooms produits à ce jour par les constructeurs du monde entier sans aucune exception, ce font sur le concept du zoom 10x de Pierre Angénieux de 1960. Cette même société conçoit en 1962, la première focale variable pour appareil photographique 24 x 36. Elle équipera le boîtier reflex de chez Leica le Leicaflex.

Après six années de production du Pan Cinor de Som-Berthiot fut produit les zooms de la société Angénieux en France, puis au milieu des années 60 ceux respectivement des firmes, Kern en Suisse et de Schneider en Allemagne, ensuite suivit par les productions asiatiques offrant tous des rapports 10x, 20x, et plus.

Zoom numérique

Un zoom numérique est une interpolation qui consiste à insérer entre les pixels de base d’une image numérique des pixels « virtuels » dont la couleur sera générée par un algorithme logiciel à partir des pixels contigus. Ce sont donc des pixels créés de toute pièce par une formule mathématique qui ne correspondent pas à une captation de lumière réelle. Cela permet de gagner en définition par une augmentation du nombre de pixels, mais corrélativement de perdre en qualité de l’image. Un zoom numérique est un argument commercial dont les performances sont contestables et souvent peu utilisables. Seul un zoom optique permet de faire varier sans dégradation les dimensions du sujet de l’image sur la surface sensible.

Désignation et caractéristiques d’un zoom

Pour un objectif à focale fixe, on précise la focale suivie quelquefois de l’ouverture, par exemple :

14 mm f/2,8 ou 50 mm f/1,4 ou 600 mm f/5,6

Pour un zoom, on précise la gamme de variation de focale de la plus petite à la plus grande sous la forme de 2 nombres séparés par un tiret. On peut faire suivre cette indication de l’ouverture du zoom aux focales extrêmes selon une syntaxe voisine.

Exemple :

28-70 mm f/2,8 pour un zoom dont la pleine ouverture est constante.
70-300 mm f/4-5,6 pour un zoom de pleine ouverture f/4 à 70 mm et f/5,6 à 300 mm.

Le rapport entre la plus longue et la plus courte focale est appelé « amplitude » ou encore « puissance » du zoom, quelquefois on utilise aussi le terme anglais « range ».

Exemple, un zoom 35-105 mm est dit « zoom 3× » ou d’amplitude 3.

Comme pour les focales fixes où l’on distingue les objectifs grand angle, les focales standard et les téléobjectifs, il est courant de classer les zooms en fonction des focales qu’ils couvrent.

Cette classification dépend du positionnement du zoom aux focales extrêmes par rapport à la focale standard qui correspond à la diagonale du format de la surface sensible. La focale standard est théoriquement de 43 mm pour un capteur numérique ou film négatif de 24 x 36 mm, mais la focale de 50 mm est retenue (Voir Moyen Format) et pour un capteur numérique de format 18 x 24 mm une focale standard de 30 mm pour un appareil photo numérique, voire moins en vidéo avec un caméscope numérique.

Zoom standard

La focale la plus courte de ces zooms est comprise entre un grand angle et un court téléobjectif.

Un zoom transtandard couvrira donc les focales allant d’un moyen grand angle au petit téléobjectif :

le 35-70 mm était courant au début des années 90.

Actuellement pour le format 24 x 36 gamme de focale pour un zoom transtandard :

24-70 mm f/2.8
24-85 mm f/2.8-4
28-70 mm f/2.8
35-70 mm f/2.8
35-70 mm f/4

Zoom grand angle

Un zoom grand angle possède une variation de focale pour laquelle la plus longue focale reste inférieure ou égale à la focale standard. Il s’agit de zooms dépassant très rarement une amplitude de 2x et l’offre des fabricants évolue que assez lentement. Quel que soit le fabricant, un zoom grand angle est fabriqué comme du matériel haut de gamme et complexe, donc plus coûteux qu’un zoom transtandard classique.

Actuellement pour le format 24 x 36 gamme de focale pour un zoom grand angle :

14-24 mm f/2.8
17-35 mm f/2.8
20-35 mm f/2.8
21-35 mm f/3,5-4

Zoom téléobjectif

La focale la plus courte de ce type de zoom est supérieure à la focale standard du format de la surface sensible, avec une amplitude pouvant aller jusqu’à 8x.

Actuellement pour le format 24 x 36 gamme de focale pour un zoom téléobjectif :

70-200 mm f/2,8
80-400 mm f/4.5-5.6
120-300 mm f/2,8
200-400 mm f/4
Conclusion Début de page
Le choix d’un objectif dépend plus de l’affectif du photographe pour le type d’image produit que de la qualité intrinsèque optique. Un objectif de focale fixe standard à grande ouverture rend toujours de bons et loyaux services, d’autres préféreront un objectif de focale variable du grand angle au petit téléobjectif, c’est une affaire avant tout de goût personnel, il n’existe pas de solution miracle, mais simplement un objectif pour résoudre une solution photographique.
Technique Début de page
Profondeur de champ
En optique et notamment en photographie, par un réglage de la distance entre un sujet à photographier et le plan de la surface sensible, cela génère une zone de netteté appelée la profondeur de champ. Plusieurs facteurs optiques immuables, cela fait partie des lois optiques, interviennent sur l’étendu de cette zone de netteté qui sont respectivement l’objectif par sa longueur de focale, le diaphragme par son ouverture et sa fermeture, le format de la surface sensible, et enfin la distance du sujet à photographier. La variation de ces paramètres précités conditionne la profondeur de champ.

Lors d’un prise de vue la profondeur de champ qui peut se définir comme le premier plan net au dernier plan net d’un photographie, en faisant une mise point sur le sujet à photographier, de manière manuelle ou avec un autofocus, cette zone de netteté est peut être découpée en trois bandes un tiers et deux tiers. Si on prend pour exemple un portrait, que l’on fait la mise point sur les yeux, la profondeur de champ sera répartie par un tiers devant le plan des yeux et deux tiers derrière les yeux.

Une profondeur de champ réduite en portrait permet de détacher les plans et de flouter l’arrière plan.

En photographie la maîtrise de la profondeur de champ est absolument indispensable pour la réussite des prises de vues, en particulier pour l’architecture, le portrait, la macrophotographie, le paysage, la publicité, etc.

Augmentation de la profondeur de champ :

Un objectif grand angle éloigne les plans photographiques.
Ouverture de diaphragme très fermée à f/16 ou à f/22 voir à f/32 pour un objectif macrographique.

Diminution de la profondeur de champ :

Un objectif téléobjectif comprime les plans photographiques.
Ouverture de diaphragme très ouverte à f/1,4 ou à f/2 voir à f/2,8 pour un objectif macrographique.

La plupart des objectifs photographiques possèdent un indicateur de profondeur de champ.

Dans le schéma ci-dessous, la profondeur de champ va être donnée par les deux points à l’extrémité de la zone de netteté des plans de l’image qui sont nets, le point en rouge est la référence sur lequel la mise au point a été faite. On notera que l’on retrouve la relation de un tier de la profondeur de champ qui vient vers l’appareil photographique et de deux tiers qui partent vers l’infini ∞.
Pronfondeur de champ
L’équipe Carré couleur. Début de page
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